Plus de cinquante ans de musique pour bien débuter la nouvelle année : Elito Revé, le 22 janvier 2008. Avec son dernier album Fresquecito sous le bras. Encore une soirée à étuver de musique cubaine.
Fils d' Elio_Revé, "Elito" porte l'énorme héritage d'un changüi revisité durant le Flower Power. Expérimentateur inspiré, son père remodela le format en s'emparant de la tournure du bongolero de changüi pour le décaler sur les timbales. Plus urbain.
Sa mort tragique en 1997, place désormais son fils à la tête de l'orchestre du Charangon et de l'héritage d'une musique d'influence.
Pianiste de formation, Elito n'attend pas pour muscler la formation. Ces dernières années, le carburant de la timba a oxydé le répertoire. La maison Revé renforce sa trajectoire. Encore plus turbulente.
Et les albums s'enchaînent : "se sigue comentado", plus un hommage à l'occasion du cinquantième anniversaire. L'envoûtement opère dès les premières notes de chaque opus. Ca sent bon une Havane congestionnée zébrée de coups de klaxons. Tout est là : tradition, air du temps, vitalité. Respirant la même popularité.
F.B


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