Feu d'artifice à Copacabana le 1/01/2007
F.B
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Boléro vs reggaeton, mambo vs timba...Non !?
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Lampions rouges, mobilier noir, piste laquée; c'est le Tian. Le domingo le plus kitsh avec son mambo d'arrière-cour du spanish Harlem : Chinatown.
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Hasard du calendrier ? mésentente fortuite ? On ne va pas se plaindre, mais c’est dommage. Du coup, c’est doble complicado : une passe délicate sur 2 mesures à 4 temps avec 5 tonalités différentes, le tout en mode majeur. Seul bémol : pas de cours de contorsionnisme. Et même si vous composez le 4, la téléportation n’est pas au menu.
…Et si les quatre improvisaient avec les survivants la quadrature du cercle dimanche soir au Tien ?! Dans le domaine du fantastique, préparons-nous à être surpris.
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Girl from Ipanema at the Free jazz festival in Sao Paulo : All stars : Shirkey horn, Gonzalo Rubalcaba, Joe henderson, Gal costa, Antonio Carlos jobim, Herbie Hancock, Ron carter, Alex Acuna, etc.
F.B
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Le son est comme du vieux rhum, à un moment de la noyade, on repense au passé. Et ce passé, c’est Kira qui l’évoque pour rappeler que la musique cubaine et Montpellier se chérissent depuis toujours.
Compay Segundo, Ibrahim Ferrer –avant BVSC- de l’époque saline de Mimi-la-sardine; Eliades Ochoa au festival guinguette de Thau. 10 ans déjà.
Pour la nouvelle génération férue de timba, la musique semble cocasse. Cha cha cha, boléros, danzons ; même si les styles de danses minimalistes révèlent, dans le ressac des degrés d’alcool, la richesse d’une sensualité à fleur de peau, ces musiques ne contiennent pas l’énergie urbaine actuelle nécessaire pour vibrer. À chacun son époque. Mais depuis Maikel Blanco, on sait que la fête doit prendre le pas sur le reste. Alors , on danse, enfin, on essaie : l’Apollo ressemble à une fabrique communiste de sardines.
Répertoire partagé entre compos et classiques du genre, Onda Cubana a quand même marqué et appaisé une semaine riche en rebondissements. Une initiative encouragée par les salseros montpelliérains, agréablement surpris par le nombre de passionnés d’associations plus discrètes que les plus en vues actuellement. Le flambeau vient de loin. C’est important de le savoir.
Pour ceux qui ont connu cette période...
F.B
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Annoncée et vérifiée : tempête de timba. Maikel Blanco et son ouragan collectif ont déferlé par trombes successives. Ils ont surtout redéfinis le sens que Montpellier donnait au mot fête.
Hier, les rafales de cubaine étaient de force treize sur scène.
Température chaude, tourbillons de feuilles mortes, sable criblant les affiches de concert placardées sur la façade sombre de l’Antirouille : un prélude orageux.
A l’étage, le carnavalesque Nichito encanaille le public à coups de lascifs mouvements de cintura. Il a le diable au corps. Une sulfureuse grivoiserie afro-cubanisée comme un arrière-plan pour une réalité travestie par un Almodovar toujours aussi débridé. La musique de Javier déchaîne. Le sang bouillonne, le sortilège tenaille les reins, le cœur est en plein tumulte.
Les bad boys de Salsa Mayor rappliquent sur une estrade de braises. Casquette enfoncées, polo Armani, coupe de cheveux oxygénée ou jacksonisée. Des « lutins funky ». Jeunes mais porteur d’une musique mature ; déjà à l’étroite entre Kool and The Gang et grand frère Van Van. Ils passent du studio à la scène comme des ados qui s’accrochent à une enfance trop vite déquillée. Incapables de décevoir.
Anda y pegate et Recoge y vete à l’ouverture : on est dans le songo du cyclone de suite. La barre est à pic du répertoire, le public sidéré. Et ils font le plein de pépites : Cimarron, Esto estas, La masa, Que tengo… Güiro sur le gâteau : la circulation de l’énergie festive spatialise orchestre et public. Ils feraient danser des hiéroglyphes en 3D. A un moment, on a l’impression qu’il y a plus de monde sur scène que dans la salle. Des filles surtout. Elles assaillent, minaudent, hésitent puis provoquent. Un concours de beauté sans concours. Passage amer mais si confiant que personne ne peut envisager le drame : Hector, la main sur le cœur, évoque le triste sort de Momo, et appelle à la mobilisation. La salsa est aussi une famille.
C’est frais, limpide, jubilatoire. Extrêmement contagieux. C’est surtout un bain de fête. Un exemple éclatant de l’esprit qui doit guider nos pas sur les pistes de danse, loin de la technique vidée du contenu émotionnel et des querelles esthétiques de clocher.
Message reçu.
F.B
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"Chuchito" valdes & friends at the jazz festival, Teatro Amadeo Roldan, Havana Cuba.
Le chorus du maître
Pour en savoir plus : Jesus "chuchito" Valdes & Horace Silver
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Elegua de Paris.
Scène Attitude de Lyon.
F.B
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Iris de Brito au festival salsa and the city le 3/11/07
Pour en savoir plus : http://www.irisdebrito.com/
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La Compagnie Elégua au festival salsa and the city- 03/11/07
Pour en savoir plus : Compagnie Elegua site officiel
F.B
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Ce n’est pas du contre la montre ; juste parfaitement en place. Un minutage à l’américaine. On voit que les organisateurs sont nourris au timing class. Le public le ressent et est à l’aise. Pas d’impatience aux portes de l’Hôtel de Ville. Accueil d’aéroport international, balisage pour décollage de nuit et l’on se débarque en douceur dans l’immense salle des rencontres. Scène surélevée sous rampes effets spéciaux avec fond rouge géant. Et El calvo au warm-up.
A 21h30, Mo de Salsamo chauffe une salle en démangeaisons avec un art marseillais de la couleur et de l’image quartier nord qui veut rentrer sans payer à condition de ne pas se tenir tranquille.
Qui peut résister aux étincelles de la sauce piquante ?
Pour la partie show ; Johannys en trio Jacksonisé ; deux couples de Bordeaux dont Valérie et Amour, académique et jupe fendue sexuellement animale ; Fabula de Consuelo en café de Paris swinguant ; Anne-Laure et Icham complices jusqu’aux paillettes. De quoi transformer parisiens, marseillais, nantais, bordelais et montpelliérains en une seule et grande famille.
Et la musique vole très haut de suite. Un monobloc de millions de tonnes de timba nous rappelle à quel point ce matériau musical est dense en créativité brute. Gabriel et Mo, de leur côté, amènent le mambo a des degrés sidérurgiques d’incandescence.
Rien de tel pour débuter un festival, et prendre confiance en soi.
La suite défoliante, ce soir…
F.B
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Qui ne s’est jamais posé la question ? Et quelle part de mystère contiendra à jamais la réponse ? Mélancolique et sensuel, le son envoûte à chaque mesure. Quiconque reste exposé à son écoute plusieurs minutes plonge dans une plénitude ensorceleuse. Ses lames narcotiques naissent à des profondeurs où le temps s’étire dilatant l’émotion.
Dès que des musiciens le jouent, on voit. On voit une Havane sépia avec ses cadillac aveuglantes. Des images au ralentit. Douces, paresseuses et épaisses. Sur le son, on danse inévitablement. Complices et avec l’intention de se livrer jusqu’à la dernière note. Musique et danseurs en un seul mouvement de sentiments.
Over Martinez, compositeur-interprète et directeur musical d’Onda Cubana, égrène sur son tres ces accords irrésistibles depuis l’âge de sept ans. Avec ses musiciens cubains -sauf trois, dont seule l’âme est cubaine-, ils seront à l’Apollo Jazz Café pour un concert unique le 23 novembre. Répertoire personnel et classique. Un sax, une trompette sans laquelle cette musique ne serait rien, beaucoup de percussions, voix, basse et guitare. Une formation étoffée et bien rodée.
Des profondeurs de l'âme cubaine, Onda Cubana, vous invite à un rafraîchissant voyage intérieur : une pause pour les oreilles nourries à la timba ou au mambo.
Immanquable mystère in-son-dable.
Pour en savoir plus : http://www.odduara.com/fr/artistes/onda-cubana.html
F.B
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RAPPEL Ouverture vendredi 2 du premier congrès salsa organisé par l'association SalsHérault.
Plus de 30 heures de cours de haut niveau, des spectacles fulgurants, trois nuits animées par la crème des DJ's de France.
Nuit turquoise drapant une place de la Comédie glamour. Broadway à Montpellier pour trois jours ? Qu’on ne s'y trompe pas, si le côté revue épingle du talon au premier regard, ce festival ne cède son âme à personne. L’esprit du sud va miner d’éclats de soleil le versant cadeau de la vie de la danse.
Six mille watts de munitions pour deux gâchettes des platines et quelques artificiers du cru. De la musique qui ne se couche jamais, et sans dormir debout : de la période Fania avec ses braises éternelles, à l’étonnante timba et sa vitalité pyromane. Raretés, surprises, bizarreries, trouvailles, incontournables ; du coffret de luxe pour écarquiller les oreilles et cribler d’étincelles les jambes. De la scène aussi et surtout. Avec des shows météoriques. Trente cinq artistes qui donnent l’impression au public d’être plus sensible à la musique. Un Hôtel de Ville Manhattanisé de l’intérieur. Tenue de soirée recommandée.
Le jour, on apprend. Plusieurs salles où l’on reste stupéfait par l’aisance et la décontraction. Un mouvement simple est étudié, mais sous un angle inédit. Du coup, ça devient très compliqué. On se dit qu’on mettra des années à l’assimiler. Hé oui, il y a des styles difficiles à reproduire parce qu’ils sont trop simples. Pas la peine d’en vouloir à sa caméra, restons concentré : un stand multimédia propose le DVD. Plus loin, on se sape salsa sans sécher son conseiller financier. Espace photos pro. Traiteur label Hérault. Perrier et mojito. Tout est à portée d’un demi-tour. Offert : salon de coiffure, de maquillage et de massage : on accueille les déesses comme il se doit.
Aux interludes, une porte ouvre sur Centro Havana, l’autre sur le Spanish Harlem. On peut aussi passer d’une saveur à l’autre sans changer de salles, ça dépend du DJ. Partout la même ambiance bataille de trompettes. C’est le meilleur moment pour s’ouvrir à la différence, car il s’agit de se surprendre.
Toute l’équipe Sals’Hérault and The city vous invitent à venir partager des moments forts de moments forts pour ce premier congrès.
On2, 3 et 4 et surtout pas de contretemps.
F.B
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Nouvelle fusion délicate réussie entre tradition et modernité. Musiques recherchées, croisement stimulants des styles sans jamais céder à la facilité.
Enorme succès de la formule à cinq DJ's.
Exceptionnel, ou le Studio Latino se démarque-t-il pour devenir la grosse soirée du mois ?
F.B
Vos avis sur ces soirées nous intéressent...
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Pour se faufiler d'une soirée à l'autre en robe ou costume. Se garer n'importe où à la plage. Economiser la bio-sphère, son temps et son argent.
Voici deux scooters faciles à conduire : ils démarrent sur le un , seul ou à deux.
VESPA GTV
- Couleur unique gris métal-heures sombres-du-communisme;
-Phare qui éclaire sous les jupes des
salseras;
-Espace sous la selle pour deux panamas.
APRILIA Mojito

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Comment imager le style Pupy ? Prenez un piano de bastringue légèrement dissonant et qui se met par moments à jouer tout seul, rajoutez une section de cuivres, trois chanteurs se harponnant pour relancer la machine, une rythmique empruntée à Tito, Mongo et Earth Wind and Fire, et frottez comme un güiro. Il en ressort cet hypnotique jeu unique sans temps morts de tumbao. Ragtimisé, galopant, forcément entraînant. Et on danse aussitôt sur place, après Que cosas tiene la vida pour les mini-réglages de retour.
Il fait chaud. La scène est dans le public. Ils sont trop nombreux ces Cubains. La charnière centrale Pépito-Mandy mouille la chemise –ouverte avec chaînes en or qui brillent-, le contrebassiste ne lâche pas des yeux les mains de Pupy qui pose les siens sur le batteur qui… On s’écoute du regard, on joue avec le coeur. La musique est un cadeau pour les danseurs. Et la magie opère. La fièvre monte. Sur Dicen que dicen, le thème revient par surprise parce qu’on a fait semblant de ne pas faire exprès de l’oublier.
On a droit à tout. Même à la coupure de courant comme à Cuba -alors que tout est en place et fait du sur place pour improviser sur La Machucadera. Ça repart. Les tubes s’enchaînent. Pupy se laisse une respiration pour mieux nous exposer sa cuisine syncopée d’accords complets renversés. Son touché percussif. Sa manière de taper sur ses accords pour leur donner le son qu’il désire, c’est-à-dire un petit peu désaccordé. Il rigole. Passe la main. Son trompettiste s’avance, et pulvérise des notes trop longtemps coincées entre Cuba et New-York.
Le chef présente Los Son Son, mais eux veulent continuer à jouer. Deux heures s’écoulent sans qu’on veuille les entendrent sonner. Rappel, mais pas de retour. On a tout donné. La générosité, la route –avant-hier en Italie, ce soir à Paris-, ça fatigue. Et puis tout est dit. Il n’y a rien à rajouter.
Le manitou, qui a marqué les Van Van autant que les Van Van l’ont marqué, a démontré que si le piano est le roi, il reste le grand créateur d’une musique qui a estampillé son époque et toute une génération de danseurs.
F.B
Pupy et Mandy encore et encore...
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Propos recueillis par Frédéric Berthezène.
Pour en savoir plus sur le site de Jean-Philippe Jurnet : www.communautesalsa.com
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"Donner le meilleur de soi-même pour aller le plus loin possible"
F.B : Comment abordes-tu ce genre d'événement : feeling ou préparation minutieuse ?
DJG : Oui et non, je me prépare pour être en forme physiquement. En revanche, musicalement non, ne connaissant pas le public qui sera présent, je prévois un éventail le plus large possible. Et sur place je m'adapte. Au contraire dans mes soirées régulières, sachant d'avance qui vient, j'ai quelques pistes.
F.B : As-tu prévu une innovation, des surprises pour le public de Montpellier ?
DJG : Oui, j'ai fait récemment des découvertes que j'espère bien partager avec les montpellierains.
F.B : Quel effet a sur ta manière de jouer l'ambiance exceptionnelle de ces congrès ?
DJG : Un Congrès est l'endroit idéal pour un DJ. Pourquoi ? les gens viennent uniquement pour danser et rencontrer des salseros de tout horizon. Ce qui donne la possibilité aux DJ's de s'éclater, et de les emmener aussi loin qu'ils peuvent.
Propos recueillis par Frédéric Berthezène.
Pour en savoir plus sur DJ Gabriel : site officiel
F.B
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