
Girl from Ipanema at the Free jazz festival in Sao Paulo : All stars : Shirkey horn, Gonzalo Rubalcaba, Joe henderson, Gal costa, Antonio Carlos jobim, Herbie Hancock, Ron carter, Alex Acuna, etc.
F.B
jeudi 29 novembre 2007
[ECOUTERVOIR] Jobim : l'autre géant de l'Amérique du sud
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dimanche 25 novembre 2007
[CONCERT] Apollo arhumatisé son
Le son est comme du vieux rhum, à un moment de la noyade, on repense au passé. Et ce passé, c’est Kira qui l’évoque pour rappeler que la musique cubaine et Montpellier se chérissent depuis toujours.
Compay Segundo, Ibrahim Ferrer –avant BVSC- de l’époque saline de Mimi-la-sardine; Eliades Ochoa au festival guinguette de Thau. 10 ans déjà.
Pour la nouvelle génération férue de timba, la musique semble cocasse. Cha cha cha, boléros, danzons ; même si les styles de danses minimalistes révèlent, dans le ressac des degrés d’alcool, la richesse d’une sensualité à fleur de peau, ces musiques ne contiennent pas l’énergie urbaine actuelle nécessaire pour vibrer. À chacun son époque. Mais depuis Maikel Blanco, on sait que la fête doit prendre le pas sur le reste. Alors , on danse, enfin, on essaie : l’Apollo ressemble à une fabrique communiste de sardines.
Répertoire partagé entre compos et classiques du genre, Onda Cubana a quand même marqué et appaisé une semaine riche en rebondissements. Une initiative encouragée par les salseros montpelliérains, agréablement surpris par le nombre de passionnés d’associations plus discrètes que les plus en vues actuellement. Le flambeau vient de loin. C’est important de le savoir.
Pour ceux qui ont connu cette période...
F.B
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jeudi 22 novembre 2007
[CONCERT] Le cyclone Maikel fiestanise l'Antirouille
Annoncée et vérifiée : tempête de timba. Maikel Blanco et son ouragan collectif ont déferlé par trombes successives. Ils ont surtout redéfinis le sens que Montpellier donnait au mot fête.
Hier, les rafales de cubaine étaient de force treize sur scène.
Température chaude, tourbillons de feuilles mortes, sable criblant les affiches de concert placardées sur la façade sombre de l’Antirouille : un prélude orageux.
A l’étage, le carnavalesque Nichito encanaille le public à coups de lascifs mouvements de cintura. Il a le diable au corps. Une sulfureuse grivoiserie afro-cubanisée comme un arrière-plan pour une réalité travestie par un Almodovar toujours aussi débridé. La musique de Javier déchaîne. Le sang bouillonne, le sortilège tenaille les reins, le cœur est en plein tumulte.
Les bad boys de Salsa Mayor rappliquent sur une estrade de braises. Casquette enfoncées, polo Armani, coupe de cheveux oxygénée ou jacksonisée. Des « lutins funky ». Jeunes mais porteur d’une musique mature ; déjà à l’étroite entre Kool and The Gang et grand frère Van Van. Ils passent du studio à la scène comme des ados qui s’accrochent à une enfance trop vite déquillée. Incapables de décevoir.
Anda y pegate et Recoge y vete à l’ouverture : on est dans le songo du cyclone de suite. La barre est à pic du répertoire, le public sidéré. Et ils font le plein de pépites : Cimarron, Esto estas, La masa, Que tengo… Güiro sur le gâteau : la circulation de l’énergie festive spatialise orchestre et public. Ils feraient danser des hiéroglyphes en 3D. A un moment, on a l’impression qu’il y a plus de monde sur scène que dans la salle. Des filles surtout. Elles assaillent, minaudent, hésitent puis provoquent. Un concours de beauté sans concours. Passage amer mais si confiant que personne ne peut envisager le drame : Hector, la main sur le cœur, évoque le triste sort de Momo, et appelle à la mobilisation. La salsa est aussi une famille.
C’est frais, limpide, jubilatoire. Extrêmement contagieux. C’est surtout un bain de fête. Un exemple éclatant de l’esprit qui doit guider nos pas sur les pistes de danse, loin de la technique vidée du contenu émotionnel et des querelles esthétiques de clocher.
Message reçu.
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samedi 17 novembre 2007
[ECOUTERVOIR]Latin Jazz : "Chuchito" Valdès -Song for my father- à la cubaine

"Chuchito" valdes & friends at the jazz festival, Teatro Amadeo Roldan, Havana Cuba.
Le chorus du maître
Pour en savoir plus : Jesus "chuchito" Valdes & Horace Silver
F.B
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jeudi 15 novembre 2007
[FESTIVAL]Rétrospective
Elegua de Paris.
Scène Attitude de Lyon.
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mardi 13 novembre 2007
[FESTIVAL] Madeline Rodriguez, la perle cubaine
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dimanche 11 novembre 2007
[HUMOUR] Kusturica kitsché salsa du démon
Montage kitsch d'un des films cultes d'Emir Kusturica "Chat noir, chat blanc" sur une musique qui n'a rien avoir avec ce film ni avec ce blog...
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mercredi 7 novembre 2007
[FESTIVAL] Iris de Brito, le coup de coeur
Iris de Brito au festival salsa and the city le 3/11/07
Pour en savoir plus : http://www.irisdebrito.com/
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mardi 6 novembre 2007
[CONCERT] Maikel Blanco décroché par Montpellier
Maikel Blanco official Clip tour 2007
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[FESTIVAL] ELEGUA, la suprématie

La Compagnie Elégua au festival salsa and the city- 03/11/07
Pour en savoir plus : Compagnie Elegua site officiel
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dimanche 4 novembre 2007
[SALSA AND THE CITY]Le souffle montpelliérain
Mention ensorceleuse aussi à Audrey Sasso, en solo, avec sa palette subtile de femme multi facettes, à la fois libre et traquée, enjôleuse et fatale, troublante et troublée, enfin heureuse mais aussitôt nostalgique. Celui de la pétillante et caoutchouteuse Iris de Brito et sa rumba subtile à la façade de dessin animé humoristique. Sans parler de l’ouverture milonga de Flabio Aguillera d’une précision et d’une poésie touchante. Des Salsa-Kids. Le charisme de Mouaze Konaté et Aude Michon. La manière impressionnante de se libérer d’Agnès Guessab et Didier Galvani de Salsabor. Les guérilleros du barrio de Fabula de Consuelo. La fraîcheur de Scène Attitude.
Supplément d’âme toujours, pour le cadeau offert à Audrey et Abdellah -les organisateurs- par le groupe gitan de salsa Elégua. De la musique en chair et en os improvisée à la dernière minute. Alors le spectacle trouve un prolongement naturel dans la salle. Les musiciens sont les spectateurs, le public les acteurs. Tous les artistes du festival improvisent sur scène et dans la foule. On ne sait plus qui est qui, où l’on est, et quoi faire. Il faut suivre la ligne à l’envers. Et si on se retourne, ça fait peur : un millier de personnes en un seul mouvement avançant et reculant. Trois morceaux dilatés sur vingt minutes. Le temps est suspendu. C’est le tournant du festival.
Mo, qui n’a plus de voix -comme Audrey qui a trop donné-, associé à Icham surclasseraient un concours d’humour à la Djamel Debouze. Le temps d’installer les tables de mixage de 500 chevaux, vient le moment des remerciements et des applaudissements. On mesure l’effort inouï pour réaliser ce genre d’événement. Les nuits sans sommeils, les sommeils sans nuits, la patience chirurgicale, la progression millimétrique des succès microscopiques, l’avalanche d’e-mail, de coups de fil, les réunions dans la réunion, la perplexité face aux paradoxes législatifs, en un mot l’acharnement pour offrir à Montpellier ce festival de salsa. C’est plus que réussi, c’est l'exploit.
La salle immense des rencontres est minuscule. On ouvre le sous-sol. Cubaine et mambo dedans-dehors toute la nuit, comme un couple qui peut lâcher à tout moment, mais qui continue d’avancer, car leur histoire unique est indissociable. D’ailleurs, les gens dansent partout : dans le couloir, devant le vestiaire, sur la scène. Et ce n'est pas fini : bouquet final ce soir.
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samedi 3 novembre 2007
[SALSA AND THE CITY] Dans le vif dès le départ

Ce n’est pas du contre la montre ; juste parfaitement en place. Un minutage à l’américaine. On voit que les organisateurs sont nourris au timing class. Le public le ressent et est à l’aise. Pas d’impatience aux portes de l’Hôtel de Ville. Accueil d’aéroport international, balisage pour décollage de nuit et l’on se débarque en douceur dans l’immense salle des rencontres. Scène surélevée sous rampes effets spéciaux avec fond rouge géant. Et El calvo au warm-up.
A 21h30, Mo de Salsamo chauffe une salle en démangeaisons avec un art marseillais de la couleur et de l’image quartier nord qui veut rentrer sans payer à condition de ne pas se tenir tranquille.
Qui peut résister aux étincelles de la sauce piquante ?
Pour la partie show ; Johannys en trio Jacksonisé ; deux couples de Bordeaux dont Valérie et Amour, académique et jupe fendue sexuellement animale ; Fabula de Consuelo en café de Paris swinguant ; Anne-Laure et Icham complices jusqu’aux paillettes. De quoi transformer parisiens, marseillais, nantais, bordelais et montpelliérains en une seule et grande famille.
Et la musique vole très haut de suite. Un monobloc de millions de tonnes de timba nous rappelle à quel point ce matériau musical est dense en créativité brute. Gabriel et Mo, de leur côté, amènent le mambo a des degrés sidérurgiques d’incandescence.
Rien de tel pour débuter un festival, et prendre confiance en soi.
La suite défoliante, ce soir…
F.B
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jeudi 1 novembre 2007
[SALSA AND THE CITY] La météo radieuse du festival
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[CONCERT] Des profondeurs ondoyantes du son : Onda Cubana
Qui ne s’est jamais posé la question ? Et quelle part de mystère contiendra à jamais la réponse ? Mélancolique et sensuel, le son envoûte à chaque mesure. Quiconque reste exposé à son écoute plusieurs minutes plonge dans une plénitude ensorceleuse. Ses lames narcotiques naissent à des profondeurs où le temps s’étire dilatant l’émotion.
Dès que des musiciens le jouent, on voit. On voit une Havane sépia avec ses cadillac aveuglantes. Des images au ralentit. Douces, paresseuses et épaisses. Sur le son, on danse inévitablement. Complices et avec l’intention de se livrer jusqu’à la dernière note. Musique et danseurs en un seul mouvement de sentiments.
Over Martinez, compositeur-interprète et directeur musical d’Onda Cubana, égrène sur son tres ces accords irrésistibles depuis l’âge de sept ans. Avec ses musiciens cubains -sauf trois, dont seule l’âme est cubaine-, ils seront à l’Apollo Jazz Café pour un concert unique le 23 novembre. Répertoire personnel et classique. Un sax, une trompette sans laquelle cette musique ne serait rien, beaucoup de percussions, voix, basse et guitare. Une formation étoffée et bien rodée.
Des profondeurs de l'âme cubaine, Onda Cubana, vous invite à un rafraîchissant voyage intérieur : une pause pour les oreilles nourries à la timba ou au mambo.
Immanquable mystère in-son-dable.
Pour en savoir plus : http://www.odduara.com/fr/artistes/onda-cubana.html
F.B
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[FESTIVAL] Salsa and the city prêt sur le 2
RAPPEL Ouverture vendredi 2 du premier congrès salsa organisé par l'association SalsHérault.
Plus de 30 heures de cours de haut niveau, des spectacles fulgurants, trois nuits animées par la crème des DJ's de France.
Nuit turquoise drapant une place de la Comédie glamour. Broadway à Montpellier pour trois jours ? Qu’on ne s'y trompe pas, si le côté revue épingle du talon au premier regard, ce festival ne cède son âme à personne. L’esprit du sud va miner d’éclats de soleil le versant cadeau de la vie de la danse.
Six mille watts de munitions pour deux gâchettes des platines et quelques artificiers du cru. De la musique qui ne se couche jamais, et sans dormir debout : de la période Fania avec ses braises éternelles, à l’étonnante timba et sa vitalité pyromane. Raretés, surprises, bizarreries, trouvailles, incontournables ; du coffret de luxe pour écarquiller les oreilles et cribler d’étincelles les jambes. De la scène aussi et surtout. Avec des shows météoriques. Trente cinq artistes qui donnent l’impression au public d’être plus sensible à la musique. Un Hôtel de Ville Manhattanisé de l’intérieur. Tenue de soirée recommandée.
Le jour, on apprend. Plusieurs salles où l’on reste stupéfait par l’aisance et la décontraction. Un mouvement simple est étudié, mais sous un angle inédit. Du coup, ça devient très compliqué. On se dit qu’on mettra des années à l’assimiler. Hé oui, il y a des styles difficiles à reproduire parce qu’ils sont trop simples. Pas la peine d’en vouloir à sa caméra, restons concentré : un stand multimédia propose le DVD. Plus loin, on se sape salsa sans sécher son conseiller financier. Espace photos pro. Traiteur label Hérault. Perrier et mojito. Tout est à portée d’un demi-tour. Offert : salon de coiffure, de maquillage et de massage : on accueille les déesses comme il se doit.
Aux interludes, une porte ouvre sur Centro Havana, l’autre sur le Spanish Harlem. On peut aussi passer d’une saveur à l’autre sans changer de salles, ça dépend du DJ. Partout la même ambiance bataille de trompettes. C’est le meilleur moment pour s’ouvrir à la différence, car il s’agit de se surprendre.
Toute l’équipe Sals’Hérault and The city vous invitent à venir partager des moments forts de moments forts pour ce premier congrès.
On2, 3 et 4 et surtout pas de contretemps.
F.B
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[FESTIVAL] Trois questions à DJ Lamine
F.B : Lamine, préparation ou improvisation pour ce festival ?
D.J.L : Petite préparation, oui, dans le sens ou j'ai envie de faire découvrir, ou redécouvrir, des musiques que les danseurs n'ont pas ou plus l'habitude d'entendre, mais surtout improvisation, car ça dépendra beaucoup de la perception des danseurs par rapport à ma musique.
F.B : Bon, tu joues à domicile, mais n'as-tu quand même pas trop la pression face aux pointures qui seront là ?
D.J.L : (sourire) Eh Fred, ce n'est pas un match de foot et encore moins un de rugby !!!
On est d'abord là pour se faire plaisir, quant aux pointures qui viennent, ce sera plutôt une question d'échange et de partage, mais en aucun cas une compétition.
F.B : Comment vas-tu te démarquer pour faire la différence ?
D.J.L : Ce n'est pas mon rôle de faire la différence, car ce n'est pas un concours de DJ's, mais un festival destiné à partager de la musique salsa avec les danseurs.
Propos recueillis par Frédéric Berthezène.
Pour en savoir plus sur DJ Lamine : http://www.djlamine.com
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