J.E.C : Je ne me prépare jamais pour mixer... Je viens naturellement et laisse place totale à l'improvisation... Il faut toujours être à l'écoute du public et ne pas imposer une programmation imaginée à l'avance. Cela n'aurait aucun sens... Autant envoyer un CD mixé avec sa carte de visite (rires).
J.E.C : Disons que la force d'un DJ est son pouvoir d'adaptation, sans pour autant tomber dans des compromis qui ne lui ressemblent pas... Je ne connais pas ce congrès, donc j'agirai en fonction de sa clientèle.
F.B : Est-ce que l'ambiance de ces congrès à un effet particulier sur toi et ta manière de jouer ?
J.E.C : Je pense surtout que ce genre d'événement est un moyen, à des oreilles peu averties ou bouchées par les préjugés, de faire changer des choses... mais toujours avec humilité. C'est essentiellement dans cette optique que je me déplace... Ma manière de jouer est meilleure, à mon avis, lorsque je m'adresse à des danseurs convaincus par la musique que je programme... En effet, un DJ est sensé donner de l'énergie, MAIS un DJ puise également son énergie dans la qualité de réception et d'écoute de son public... Elle devient donc plus contestable ou plus délicate lorsque je dois m'adapter, car mon public habituel ne comprend pas forcément les concessions, et celui qui ne me connaît pas n'apprécie pas toujours... Savant dosage, parfois réussi, parfois raté...
Propos recueillis par Frédéric Berthezène.
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F.B


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